Une étude sur le langage de la lumière aussi bien sur une scène que dans la rue, suivie d’une mise en volume alliant jeux de lumière et japonisme, le tout sur un air d’opéra : retour sur la chronologie des étapes qui ont mené les étudiants de BTSA Aménagements Paysagers 2ème année du Lycée du Paysage et de l'Environnement Fénelon de Vaujours (93) à assister à l’Opéra Madame Butterfly mis en scène par Bob Wilson : « le sculpteur de lumières »
3 janvier 2011 : Paris la nuit Parc de Bercy, rue de la Roquette, Palais du Louvre… par une froide nuit d’hiver,
les étudiants, accompagnés de leur enseignant paysagiste DPLG, analyse les effets de l’éclairage sur l’espace public.
4 janvier 2011, une maquette en carton et lumière : Après lecture du livret de l’opéra de Puccini, une étude sur le « japonisme » en cours de Français-ESC ou une analyse des caractéristiques du jardin japonais…, les étudiants doivent réaliser un travail de volume en modélisant un décor dans une boîte à chaussures. Le but est d’obtenir un jeu de lumière par le biais d’un interstice qui laisse passer un faisceau lumineux. Ce travail est certifié dans le cadre du Module Perception et transcription du paysage.
11 janvier 2011, rencontres, visite et répétition à l'Opéra Bastille. Les étudiants présentent leur travail à des étudiants en Licence d’Etudes théâtrales et à leur professeur Frédéric Maurin, auteur d’un essai sur Bob Wilson. Ils expliquent leurs choix. L’échange est fructueux. Après avoir rencontré le chef lumière de l’opéra qui évoquera le travail particulier qu’il déploie sur ce spectacle, les étudiants partent à la découverte de l’opéra, de ses 22 000 m², ses 35 Km de couloirs, ses 80 corps de métiers… avant d'assister en spectateurs privilégiés à la répétition des actes II et III de l’opéra de Puccini. Il s’agit d’une scène orchestre et c’est le maestro Maurizio Benini qui la dirige.
27 janvier 2011, son et lumière : Décor minimaliste, jardin zen… la lumière est pour Wilson l’outil principal de la mise en scène. Une mise en scène au service de l’orchestre et de la soprano Micaela Carosi et de sa gestuelle très codifiée qui n’est pas sans rappeler le théâtre Kabuki.
Madame Butterfly, rejetée par les siens après avoir épousé un officier américain, reparti aux Etats-Unis, se suicide alors que celui-ci revient lui reprendre son fils. Beau, sobre et intense. Pour cette première fois à l’opéra, la soirée fut « lumineuse ».
En savoir +