Découverte de groupements agricoles au Togo 6 apprentis du C.F.A. St-Yves de Gourin (56) partent étudier l’agriculture et les pratiques agricoles togolaises : une aventure humaine et culturelle intense. Ce projet « Découverte de groupements et d’initiatives agricoles au Togo » avait pour objectif de faire découvrir à 6 apprentis du C.F.A. Saint-Yves de Gourin (56) l’agriculture et les pratiques agricoles togolaises et d’acquérir une expérience culturelle en Afrique noire.   En premier temps table style="WIDTH: 100%" cellspacing="0" cellpad

titre de la fenêtre 

Découverte de groupements agricoles au Togo

Modifié le : 14/01/2009

Ce projet « Découverte de groupements et d’initiatives agricoles au Togo » avait pour objectif de faire découvrir à 6 apprentis du C.F.A. Saint-Yves de Gourin (56) l’agriculture et les pratiques agricoles togolaises et d’acquérir une expérience culturelle en Afrique noire. 

 En premier temps

La première semaine sur le plateau de Danyi (frontière du Ghana) a véritablement été une aventure humaine et culturelle intense : pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de téléphone, confort minimum, voies de circulation dégradées, … Le choc culturel a été rude. Le système agricole mis en place sur ces plateaux comporte des cultures vivrières traditionnelles (mil, sorgho, maïs, manioc, ignames, …), des cultures d’exportation, notamment le café et le cacao, et des cultures maraîchères (poivrons, aubergines, choux, haricots verts, avocats, …), l’élevage restant marginal. Ces cultures alimentent le marché local mais également les grandes villes du sud du Togo. L’U.G.P.A.D. (Union des Groupements de Production Agropastorale de Danyi), l’organisme qui a organisé le planning de visites des groupements agricoles, ne ménage pas ses efforts pour tenter d’améliorer la vie des groupements et des cultivateurs aux revenus souvent insuffisants.

 

Les apprentis du CFA de Gourin ont remarqué qu’après la phase de production plutôt bien maîtrisée (des efforts restent à entreprendre en terme de traitements phytosanitaires et d’intrants), la phase de commercialisation échappait au contrôle des groupements qui perdent là le bénéfice de leur labeur.
L’idée de se rassembler à plusieurs groupements permettra de peser sur l’offre des produits de maraîchage, surtout si la construction d’un entrepôt de stockage des produits ainsi que des traitements et engrais voit le jour. D’autre part, cette organisation de la mise en marché devrait s’accompagner d’une planification de la production afin d’éviter les variations importantes de l’offre.
En terme de productions animales, ils ont constaté l’absence d’utilisation des déjections animales comme fertilisants des cultures fourragères et maraîchères. En effet, celles-ci s’écoulent généralement dans l’environnement. Ce point est particulièrement choquant pour des éleveurs bretons rompus aux mises aux normes des bâtiments d’élevage, au remplissage des cahiers de fertilisation et autres plans de fumures. « Nous sommes persuadés, et ce malgré le faible volume de production animale, que l’utilisation des déjections animales permettrait des économies de fertilisants substantielles. »
Dans l’ensemble des villages et des groupements visités, l’accueil de la population fut particulièrement chaleureux et la population a semblée avide de technique et d’informations.

En deuxième temps


Ferme à spiruline

Le second temps fort de ce séjour a été la visite et l’étude d’une ferme à spiruline, projet initié par l’ONG GAIA sur Amlamé. La spiruline est une algue particulièrement riche en protéine et s’avère être un moyen efficace de lutte contre la malnutrition.

La récolte donne des résultats encourageants : 1 Kg par mois. Les principaux clients de cette ferme sont les orphelinats de la région. La visite d’un d’entre eux a confirmé les bienfaits de cette spiruline sur la santé et l’éveil des enfants.

 

En troisième temps

Troisième moment important, la visite de L’INFA (Institut National de Formation Agricole), établissement reconnu au Togo formant un nombre important de techniciens et de cadres agricoles. Le ministre actuel de l’agriculture, Mr EWOVOR, sort de cet institut. L’intérêt de cette visite a résidé dans la rencontre des élèves togolais de l’institut, les visites des différents ateliers et lieux de pratiques agricoles et des échanges sur les réalités agricoles. Pendant toute une après-midi, les apprentis du CFA de Gourin ont visité les classes, les parcelles, les troupeaux et les ateliers pédagogiques (porc, lapin, agouti – espèce locale, bovin, poulets). Ils ont pu observer la qualité des enseignements et des travaux réalisés par les étudiants, malgré des moyens limités.

 

La fin du séjour a permis de découvrir des structures sanitaires et sociales sur les villes d’Atakpamé, d’Amlamé, de Pagala, de Sokodé et de Notsé.

Le LEAP Saint-Yves n’aurait pu réaliser ce séjour sans l’indispensable aide financière du Conseil Régional de Bretagne, sans le soutien du CFA-ECB et sans l’apport logistique et humain de l’ONG GAIA. Merci également aux lycées Jean Queinnec de Malestroit et Anne de Bretagne de Locminé qui nous ont précédé dans cette aventure humaine exceptionnelle.

 

Pour plus d'informations

Visiter le site du Lycée Agricole "Saint Yves" de Gourin : http://leapsaintyves.free.fr/leap2/