Demain, je serai paysan / par Ivan de la Maisonneuve   Demain, je serai paysan / Présence N°144 - Mars Avril 2001 DEMAIN JE SERAI PAYSAN Ivan de la Maisonneuve Président du CNEAP Une crise en cache ou en annonce une autre. C'est sans doute de cette manière que beaucoup

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Demain, je serai paysan / par Ivan de la Maisonneuve

Modifié le : 01/03/2001

  Demain, je serai paysan / Présence N°144 - Mars Avril 2001

DEMAIN JE SERAI PAYSAN


Ivan de la Maisonneuve
Président du CNEAP


Une crise en cache ou en annonce une autre. C'est sans doute de cette manière que beaucoup perçoivent la situation actuelle de l'agriculture : après l'ESB (toujours présente), la fièvre aphteuse, qui se rappelle au (mauvais) souvenir des plus anciens.


Alors voici que l'on entend que c'est le " modèle productiviste " qui aurait produit tout ce mal : le prion et sa dissémination à travers les espèces, la fièvre aphteuse et son expansion dans toute l'Europe, la mal-bouffe et le trou dans la couche d'ozone, et bien d'autres méfaits encore.


Dans ces conditions, peut-on encore oser affirmer : " Demain je serai paysan " ? C'est pourtant sur ce thème que le CNEAP communiquait avec les Jeunes Agriculteurs au Salon International du Machinisme Agricole.


Après la dernière guerre mondiale, les agriculteurs ont su se mobiliser pour une formidable révolution technique, sociale et humaine. Nos établissements y ont contribué, ainsi que des mouvements comme la JAC.


Aujourd'hui on voudrait nous faire croire que cette évolution est la source de tous nos maux. C'est oublier dans quelle situation était l'agriculture dans les années cinquante. Souvent les plus prompts à la décrier n'ont
pas connu cette période dont ils condamnent les excès d'hier au nom des exigences d'aujourd'hui.


Aujourd'hui il nous faut produire mieux ; nous le savons, nous le ferons. Demain les agriculteurs produiront des denrées alimentaires, certes, mais aussi aménageront, conserveront et enrichiront l'espace rural.


C'est pour cela que rien ne serait pire que de renoncer maintenant, car c'est bien pour notre avenir commun que se forment aujourd'hui ceux qui s'installeront demain.