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Début septembre, deux "évènements" ont occupé majoritairement les premières pages ou les "prime time" des médias : les conditions de la rentrée scolaire, et le rappel des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Beaucoup ont eu le sentiment que tout cela commençait à "saturer" les esprits : chaque rentrée a son lot d'espoirs et de difficultés : nouveaux élèves, nouveaux programmes, mais classes presque vides ici ou surchargées là, premiers signes de violence à l'école... Et pourquoi nous remettre à la vue et à l'esprit tant de violence, d'agression, de douleur, et nous reparler de guerre à venir, de menaces nouvelles...
Pourtant, il y a tant à faire en associant ces deux évènements : avec un an de recul, dès la rentrée, proposer aux élèves un travail approfondi sur les médias, et éduquer leur lecture critique autant que leur capacité à rendre compte de l'évènement, n'est-ce pas les aider à devenir davantage citoyens, aptes ensuite à réagir de façon plus responsable, moins superficiellement émotionnelle, comme ils le font parfois.
Et puis on peut aussi, avec la même distance, apprendre à connaître l'autre, l'agresseur ou l'agressé, à débattre de ses opinions, chercher à découvrir ses mobiles, à combattre ses préjugés, à lutter contre les violences qui s'exercent au nom d'idéologies sommaires ou pire, au nom d'un dieu. Ne serait-ce pas une manière d'aider des jeunes adultes à respecter l'autre pour vivre ensemble, au quotidien, dans le lycée, la ville, le monde ?
Associer actualité, pédagogie et éducation, c'est banal sans doute, mais c'est aussi un bel objectif pour toute une année et bien au-delà. |