Deux lois pour développer l'enseignement agricole / par Ivan de la Maisonneuve   Deux lois pour développer l'enseignement agricole / Présence n°156 - Mars - Avril 2003 Deux lois pour développer l'enseignement agricole Ivan de la Maisonneuve Président du CNEAP Les lois

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Deux lois pour développer l'enseignement agricole / par Ivan de la Maisonneuve

Modifié le : 29/04/2003

  Deux lois pour développer l'enseignement agricole / Présence n°156 - Mars - Avril 2003

Deux lois pour développer l'enseignement agricole


Ivan de la Maisonneuve
Président du CNEAP


Les lois sur la décentralisation et la loi en faveur du monde rural peuvent constituer deux occasions d'un dynamisme supplémentaire pour l'enseignement agricole.

La loi visant le développement du monde rural peut permettre de mieux situer la manière d'agir de nos établissements. Implanté très souvent en milieu rural, l'enseignement agricole a une pratique efficace et diversifiée du développement territorial. Ne revendiquant pas d'être le guichet unique des services aux territoires, l'enseignement agricole peut mieux intégrer dans ses projets d'établissement ses contributions spécifiques : formations dispensées vers des métiers liés au développement territorial, missions d'insertion, d'animation et de coopération. Accueillant des "urbains" souvent majoritaires, il est un lieu de brassage social qui permet l'implantation en espace rural de personnes formées pour la faire vivre. La loi doit renforcer ce dispositif.

La loi de décentralisation va permettre de rapprocher les citoyens-usagers des pôles de décision qui les concernent. L'enseignement agricole a besoin de cette proximité pour assurer la qualité de son service : adaptation aux besoins locaux, intégration dans des projets territoriaux, valorisation des initiatives. Mais attention à ne pas provoquer l'émiettement d'un ensemble national aujourd'hui en équilibre dynamique fragile. Le maintien d'un pilotage national fort n'est pas, dans l'absolu, incomatible avec certaines contractualisations avec les régions ou les départements. Tout dépendra de la volonté politique qu'auront tous les "décideurs", au Gouvernement et au Parlement, de nous permettre de faire mieux encore, à notre manière, sans faire courir à nos élèves le moindre risque d'être réduits à faire moins, ou moins bien.