Pas de fatalisme par Gérard Empisse / Présence n°190 / nov./déc. 2008

Il serait tentant, compte tenu de l’actualité économique, du pouvoir d’achat qui s’amenuise et des chiffres du chômage en hausse, de sombrer dans la morosité…
Quoiqu’il en soit, nous sommes conduits à revoir nos fonctionnements en tenant compte de paramètres nouveaux : produire mieux en préservant notre environnement ; améliorer l’aspect qualitatif des produits que nous proposons ; assurer le meilleur aménagement de nos territoires. Il nous faut en même temps assumer des contraintes budgétaires et pour autant, pour nos enseignements agricoles dans toutes leurs diversités, continuer de préparer un avenir aux futurs diplômés, les secteurs professionnels réaffirmant leur volonté et évaluant leur besoin de recrutement.
Nos établissements à taille humaine ont, par la qualité des équipes éducatives et de vie scolaire, par les outils pédagogiques et les équipements dont ils disposent, les atouts pour réussir la « construction » humaine et professionnelle des jeunes qui leur sont confiés. Les bons résultats aux examens en juin dernier en témoignent, comme la rapidité de leur insertion par l’emploi. Les différentes réformes engagées – celle du bac pro, celle du lycée – nous amènent à raisonner en réseaux afin d’optimiser nos moyens, de donner du sens à nos formations en intégrant les acteurs professionnels, à constituer des réseaux durables qui répondent et s’adaptent à la réalité.
Ne soyons donc pas fatalistes, mais au contraire dans ces moments de réflexion importants pour notre institution, saisissons l’occasion de revoir nos fonctionnements et d’y apporter à la fois réalisme et ambition.
Soyons donc confiants en l’avenir, et mutualisons nos moyens et nos actions pour que demain l’agriculture et les territoires en tirent le bénéfice et que nos enfants puissent continuer à nourrir le monde et à habiter et entretenir durablement la planète.