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Marais de Saint Omer

Afin d’appréhender au mieux les productions locales et leur mode de commercialisation, les élèves de première Bac STAV - Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant du LPEGTA Sainte Marie d’Aire sur la Lys (62) ont eu l’opportunité de découvrir le maraichage audomarois lors d’une journée portes ouvertes organisée par la confrérie du Chou-fleur.


Après une présentation chronologique du marais audomarois, dont l’histoire s’étire sur plus de treize siècles, les élèves ont pris connaissance des diverses productions maraichères et des techniques et matériels spécifiques utilisés.

 

Le Marais audomarois est le seul marais maraîcher de France. Il couvre 3500 hectares, drainés par 700 kilomètres de canaux dont une centaine classé wateringues.
De 3000 à  5000 propriétaires possèdent 13000 parcelles de terre et d’eau sur quinze communes (onze du Pas de Calais et quatre du Nord).
L’activité agricole couvre aujourd’hui 50% du territoire alors qu’il y a soixante ans, 65% du territoire étaient occupés par l’agriculture.

Le maraîchage occupait 850 hectares il y a soixante ans. Aujourd’hui, ce chiffre est inférieur à 500 ha. Le nombre de familles maraîchères a quant à lui beaucoup régressé : de 400 il y a un siècle à 50 aujourd’hui, alors qu’au même moment, la taille des exploitations passait de deux à plus de dix hectares. Un phénomène de concentration que l’on retrouve dans d’autres domaines agricoles.

Aujourd'hui le marais est le principal pôle de production maraîchère de l'Audomarois, on y cultive essentiellement le chou-fleur, récolté une à deux fois par an. Il alimente le marché européen, notamment la France, l’Espagne et la Belgique.

Le marais est aussi un espace naturel protégé, un espace naturel unique. On y recense bon nombre d’espèces : 63 espèces floristiques remarquables, 23 espèces protégées, 213 espèces d’oiseaux, 41 espèces de mammifères, 25 espèces de poissons, 21 espèces de libellules, 58 espèces de mollusques.

Des reportages vidéo, une exposition photo et… une dégustation de soupe au chou-fleur ont complété les interventions des membres de la confrérie du « chou fleur ». Leur sympathie et leurs témoignages ont permis de passer un agréable moment et de mieux appréhender l’évolution du territoire, de l’agriculture locale et de toute sa richesse.

Publié le 10 avril 2013