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Aida en plaqué or

Retour sur un projet qui a mené des étudiants de BTSA Aménagements Paysagers a pénétré le monde de l'Opéra bastille

La classe de BTSA Aménagements paysagers du Lycée du Paysage et de l'Environnement de Vaujours (93) a assisté à une représentation d'Aida de Verdi à l'Opéra Bastille. Retour sur un projet, qui avant la représentation, a mobilisé les étudiants pendant plusieurs semaines.

 

« Les trompettes d'Aida », c'est en écoutant cet air célèbre du répertoire lyrique qu'a débuté la séquence consacrée à l'opéra de Verdi dans le cadre du cours d'éducation socio-culturelle : Verdi, Olivier Py le metteur en scène, le contexte particulier de l’œuvre, l'étude du livret, l'orientalisme au XIXe siècle... autant d'éléments étudiés pour une plongée dans un monde inconnu.

 

Cette immersion était nécessaire pour le travail demandé par le professeur d'aménagement paysager, Fabio Piccioli, puisque les étudiants devaient réaliser dans le cadre d'un CCF - Contrôle Continu en cours de Formation - un espace d'inspiration théâtrale symbolisant « le paysage de la vallée de Memphis, place stratégique à l'entrée du delta du Nil, venant percuter l'espace intérieur des palais ».

 

Un mois avant la représentation, les étudiants avaient rendez-vous à l'Opéra Bastille pour une visite guidée de l'édifice. C'est Didier Paillet, chef du service lumière, qui les a accompagnés dans le dédale de cette institution « hors norme ». Les étudiants ont eu l’honneur d’assister à la répétition de la scène orchestre de l'Acte I et II.

 

Puis, un mois plus tard, place au spectacle. Aida, esclave éthiopienne est amoureuse de Radamès, capitaine égyptien convoité par Amnéris, fille de Pharaon. Ni Pyramide, ni temple dans cette mise en scène d'Olivier Py. Hués lors de la première, les choix du metteur en scène se révèlent pourtant cohérents. Transposée dans l'Italie du XIXe siècle alors que l'unité italienne se construit, c'est à une réflexion politique que le metteur en scène invite les spectateurs et les deux premiers actes en sont la parfaite illustration. Cette réflexion sur l'idée de nation, si contemporaine, s’inscrit dans un décor plaqué or, symbole de la puissance d'un état. Des moments de grâce éclairent la scène, notamment quand deux danseurs classiques exécutent un pas de deux sur un charnier en sous-sol. Alors oui c'est vrai, les chanteurs n'étaient sans doute pas à la hauteur d'un orchestre dirigé d'une main de maître par Philippe Jordan.

 

Oui c'est vrai, ce maelstrom d'éléments historiques hétéroclites ne servent sans doute pas le propos. Ces réserves, les étudiants s’en sont faits l'écho quand ils ont rédigé un article de presse dans le cadre du cours de français.

Resteront cependant des sons, des images « plaquées or » d'un spectacle très applaudi.

Publié le 03 octobre 2014