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Le radon

Le radon : source de radio activité naturelle.
Comment s'en prémunir et quelles sont les obligations pour les établissements scolaires  ?

 

Depuis le 22 juillet 2004, les mesures de Radon sont obligatoires dans les établissements d'enseignement.
Certains établissements ont été démarchés par des cabinets d'expertise.
Que faut-il faire ?

Qu'est-ce que le radon

Le radon est un gaz radioactif d'origine naturelle  résultant de la désintégration de l'uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. Il provient surtout des sous-sols granitiques et volcaniques et migre jusqu'à l'atmosphère où sa concentration varie fortement en fonction des circonstances climatiques. Il peut s'accumuler dans les espaces clos et atteindre des concentrations élevées. Le radon présent dans les bâtiments est produit par des émanations du sous-sol ou de certains matériaux de construction.


La concentration en radon dans les habitations dépend de la ventilation et des conditions météorologiques ; ainsi on observe des concentrations plus élevées en hiver qu'en été. Cette concentration varie d'heure en heure au cours de la journée en fonction du mode de vie des occupants.

 

Le radon peut poser des problèmes de santé lorsqu'il s'accumule dans les habitations. Facile à détecter et à éliminer, il devrait être plus systématiquement recherché.


En effet, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reconnu en 1987 le radon comme cancérigène pulmonaire humain, toutefois loin derrière le tabac.

Par contre, l'exposition simultanée au radon et au tabac est particulièrement nocive.

Quelles sont les lieux soumis à l'obligation de mesure ?

Les disparités régionales et départementales sont fortes : les régions les plus concernées étant la Bretagne, la Corse, le Massif Central et les Vosges avec des moyennes dépassant 100 voire 150 Bq/m3.

 

Dans certaines régions, le radon serait la première cause de mortalité par cancer du poumon, avant le tabac. Le décret du 6 avril 2002 impose un dispositif de gestion du risque pour les bâtiments recevant du public. 31 départements prioritaires (liste téléchargeable ci-dessous) ont été définis dans lesquels l'activité du radon dépasse 100 Bq/m3 en moyenne.


Dans ces départements, les autorités doivent mesurer le radon et ses descendants dans les bâtiments hébergeant du public pendant de longues durées : centres scolaires, hôpitaux, prisons etc..

Quelles sont les doses à partir desquelles il faut prendre des mesure ?

Lorsque les résultats de mesure indiquent des niveaux de radon supérieurs au niveau d'action réglementaire de 400 Bq/m3, des actions simples doivent être mises en oeuvre pour diminuer l'exposition des personnes, le but étant de supprimer les concentrations les plus élevées.

 

Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France a distingué, pour les bâtiments existants, trois niveaux d'exposition exprimés en concentration moyenne annuelle :

  • en dessous de 400 Bq/m3 (objectif de précaution), la situation ne justifie pas d'action correctrice particulière,
  • entre 400 et 1000 Bq/m3, il est souhaitable d'entreprendre des actions correctrices simples,
  • au-delà de 1000 Bq/m3 (seuil d'alerte), des actions correctrices, éventuellement d'envergure, doivent être conduites à bref délai. Le dépassement significatif de ce niveau peut conduire à la fermeture d'un établissement recevant du public jusqu'à  la réalisation des actions correctrices.

Quelles sont les recommandations ?

Le radon est une source d'irradiation naturelle  (la principale, mais d'impact sanitaire probablement faible) sur laquelle l'homme peut techniquement agir : une telle action s'impose donc, par précaution, pour prévenir ce risque sanitaire.

 

1 - Entre 400 et 1000 Bq/m3, Il existe des techniques efficaces simples pour empêcher le radon d'entrer dans les habitations et pour l'évacuer. Mises en oeuvre par des entreprises du bâtiment, les principales d'entre elles consistent à :

  • Vérifier l'état de la ventilation et rectifier des dysfonctionnements éventuels (obturation d'entrée ou de sortie d'air, encrassement, défaillance de ventilateurs, etc.) pour une aération efficace des locaux,
  • Améliorer ou rétablir l'aération naturelle du soubassement (ouverture des aérations de vide sanitaire ou cave obturées),
  • Assurer une ouverture régulière des fenêtres en l'absence d'autre système de ventilation.

L'efficacité des solutions précédentes doit toujours être vérifiée : une mesure de concentration doit être refaite après la mise en oeuvre d'une technique de réduction.

 

De telles actions peuvent permettre d'abaisser de manière suffisante la concentration en radon, à un moindre coût. Le choix des actions simples se fait à partir d'une inspection visuelle du bâtiment destinée à déterminer les actions les plus appropriées, compte tenu des caractéristiques du bâtiment : voies d'entrée évidentes du radon dans le bâtiment, obturation des voies de ventilation naturelle des soubassements, moyens de ventilation.

 

2 - Lorsque la concentration de radon persiste au-delà de 400 Bq/ m3 après la mise en oeuvre des actions simples, il est nécessaire d'entreprendre un diagnostic du bâtiment qui permettra de définir les travaux à réaliser afin de baisser la concentration en radon à un niveau aussi bas que possible : en dessous de 400 Bq/ m3 (Pour cela, vous pouvez contacter : les architectes ; les entreprises du bâtiment ; certains bureaux d'étude).

 

Des détails sur le radon, les méthodes de mesure, les techniques de réduction et l'interprétation des résultats peuvent être obtenus auprès des organismes suivants :

  • Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS),
  • Directions Départementales de l' Equipement (DDE),
  • Préfecture de votre département,
  • Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants (OPRI)
    10, rue de l'Ecluse - BP 35 - 78116 Le Vésinet
    Tél : 01 30 15 52 00 - Fax : 01 39 76 08 96
  • Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN)
  • Centre de Documentation sur la Sécurité Nucléaire
    BP 6 - 92265 Fontenay-aux-Roses cedex
    Tél : 01 46 54 80 07 - Fax : 01 46 54 79 49
    http://www.irsn.org/
  • Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB)
    84, avenue Jean Jaurès - Champs-sur-Marne
    77421 Marne-la-Vallée cedex
    http://www.cstb.fr

Périodicité de renouvellement des mesures

Les mesures de contrôle doivent être réalisées dans un délai de 2 ans (jusqu'à avril 2006), puis, elles devront être renouvelées tous les 10 ans.

Quels sont les organismes habilités ?

Les mesures doivent être réalisées par un organisme agréé (format PDF 61 Ko) ou par  l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire .

Que risque-t-on si on le fait pas ?

Il n'y a pas de sanction directe prévue, mais il faut savoir que cela engage la responsabilité pénale du chef d'établissement en cas de recours d'un usager de l'établissement (élève ou personnel), souffrant d'un cancer.

 

Publié le 11 juillet 2012

Liste departements
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Liste departements (31.9 Ko)
Organismes agrees
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Organismes agrees (42.4 Ko)
Arrete du 22 juillet 2004
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Arrete R1333-16
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Arrete R1333-16 (51 Ko)
Article R1333-15
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Article R1333-15 (52.3 Ko)