Pagexpress n°44 - 11/2001 - VAE LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE (VAE) : Une nouvelle voie de promotion des personnes Le projet de loi de modernisation sociale, qui doit être réexaminé au Parlement cet automne en vue d’un vote définitif en décembre 2001, dispose dans son article 40 que « toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider son expérience, notamment professionnelle, en vue de l’acquisition d’un diplôme … ». Les caractéristiques de la VAE Le nouveau droit de la VAE remplacera le régime de la VAP (validation des acquis professionnels) tout en allant plus loin : ce n’est pas seulement l’expérience professionnelle au sens strict qui peut être reconnue mais ce sont aussi les expériences sociales (

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Pagexpress n°44 - 11/2001 - VAE

Modifié le : 12/11/2001

LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE (VAE) : Une nouvelle voie de promotion des personnes

Le projet de loi de modernisation sociale, qui doit être réexaminé au Parlement cet automne en vue d’un vote définitif en décembre 2001, dispose dans son article 40 que « toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider son expérience, notamment professionnelle, en vue de l’acquisition d’un diplôme … ».

Les caractéristiques de la VAE

Le nouveau droit de la VAE remplacera le régime de la VAP (validation des acquis professionnels) tout en allant plus loin :

  • ce n’est pas seulement l’expérience professionnelle au sens strict qui peut être reconnue mais ce sont aussi les expériences sociales (engagements associatifs, …) et le vécu socioprofessionnel, dès lors que la personne peut en faire état en termes de « compétences professionnelles acquises » (voir l’article 41) ;
  • La durée d‘expérience requise (professionnelle et extra-professionnelle) est réduite de 5 à 3 ans ;
  • Le candidat peut solliciter, par la voie de la VAE, l’obtention de la totalité d’un diplôme ;

En cas de validation partielle, le jury se prononce sur la nature des connaissances et aptitudes devant faire l’objet d’un contrôle complémentaire.

Les enjeux posés par la VAE

1° - le suivi des personnes en démarche de VAE : en incluant la VAE dans l’article L 900-2 du code du travail, la loi rend possible (art. 42 quater) le financement, au titre de la formation professionnelle continue, des actions de validation de l’expérience des salariés.
Cette disposition offre donc une opportunité à des organismes désireux de proposer un accompagnement formatif à la VAE. Des établissements d’enseignement agricole peuvent ainsi répondre présent et concevoir des appuis spécifiques destinés à divers publics (adultes en reconversion, demandeurs d’emploi, jeunes en ré-orientation, parents, seniors, …).

2° - les exigences liées à « la description de son activité » : à l’occasion de la mise en place de la VAE, beaucoup d’experts s’accordent pour reconnaître la nécessité d’inventer une ingénierie spécifique visant à formaliser et attester son identité socioprofessionnelle. Il y a là un champ d’expérimentation « école-entreprises » devant aborder des problèmes tels que :

  • La correspondance entre « unités de certification » et « séquences de formation »
  • L’articulation entre « logique de compétences » (professions) et « cursus personnel »
  • La création de situations professionnelles reconstituées ou réelles à des fins de VAE

3° - la confrontation à une pluralité de « référentiels » : La variété des validations possibles (diplômes d’État, titres certifiés, qualifications de branches, diplômes « maison », …) qui s’offrent à un candidat à la VAE, rend nécessaire les passerelles et les correspondances entre différentes normes de qualification plus ou moins élaborées (depuis les diplômes en « unités capitalisables » jusqu’aux formations à programme succinct …). La loi ouvre le chantier d’une harmonisation progressive des référentiels à laquelle les formateurs doivent se préparer.